Gitksan-Wet'suwet'en Education Society
C.P. 229
Hazelton, C.-B.
V0J 1Y0
Le 27 août , 1991
Ingrid Russell, planificatrice en foresterie, Secteur forestier de Kispiox, C.P. 215, Hazelton, C.-B., V0J 1Y0
Janet Gagné, planificatrice en foresterie, Division forestière de Prince Rupert, Sac 5000, Smithers, C.-B., V0J 2N0
Chères Ingrid et Janet,
Dans de récents rapports du Bureau sur la gestion des forêts du fleuve Babine et du Programme d'exploitation des ressources de Kispiox, vous faites allusion au manque de participation des
Ces deux déclarations sont fausses. Telle que le démontre la correspondance ci-incluse, le ministère des Forêts a exclu toute participation des Gitxsans dans le processus de planification, non pas à cause des positions maintenues par les peuples des Premières nations concernant les terres ancestrales, mais par l'action du gouvernement provincial et l'interprétation rigide du ministère des Forêts qui en découle.
En 1988, quand le libellé du processus de planification pour le Programme d'exploitation des ressources de Kispiox a été discuté, les chefs des Gitksans et des Wet’suwet’ens ont tenté de s’impliquer dans le processus. Dans une lettre datée du 14 novembre 1988 adressée à M. Snetsinger, Don Ryan, porte-parole des chefs, a admis que le Ministère aurait de la difficulté à reconnaître les responsabilités des chefs auprès des terres autour de la rivière Babine. Il a suggéré que le Ministère devrait, toutefois, être en mesure de reconnaître la juridiction de la Cour suprême et que le libellé de l’injonction par la cour pourrait être à la base du dialogue de planification entre les chefs gitksans et l’autre parti du processus de planification.
M. Snetsinger n’a jamais répondu à la lettre de M. Ryan. Entre-temps, les planificateurs ont établi leurs propres libellés et ont élaboré des options pour la traversée de la rivière Babine qui comprend un pont à la rivière Sam Green qui était, et demeure, le sujet de l’injonction gagnée par les chef gitksans contre Westar Timber. Les planificateurs ont non seulement ignoré l’injonction, mais ils ont même réussi à l’omettre dans leurs documents d’appui.
Huit mois plus tard, à l’insistance de M. Ryan, le directeur régional du Ministère, Bob Friesen, a finalement reconnu la proposition originale des Gitksans. Mais ses lettres du 12 juillet et du 29 août 1989 évitaient l’essentiel des propos de M. Ryan et réitéraient simplement la réponse typique du Ministère en ce qui a trait aux revendications territoriales. M. Friesen a dit qu’il consulterait les exécutifs du ministère des Forêts et du ministère du Procureur général, et qu’il écrirait de nouveau à une date ultérieure. Aucune autre correspondance n’a été reçue.
Les faits démontrent que les hauts fonctionnaires du Ministère traitent les propositions des Premières nations tout d'abord en n'y prêtant pas attention, en espérant qu'elles vont s'envoler et, si cela ne réussit pas, en ayant recours alors à des moyens légalistes et arrêtés qui mènent à un cul-de-sac politique où toute discussion devient peine perdue. Qu'il me soit permis de vous suggérer d'abandonner cette idée que les Gitxsans refusent de participer au processus de planification de la gestion des forêts et d’honnêtement retracer le cheminement des interactions entre leurs représentants et ceux de votre ministère.
Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Richard Overstall