La décision de la Cour d’appel de la C.-B approche
Vendredi le 25 juin
Une conférence de presse aura lieu à l’étage du centre des Congrès de l’Hôtel Vancouver, le 25 juin à 15 heures. Les membres des nations gitksannes et wet’suwet’ennes, ainsi que d’autres nations impliquées dans ces causes en appel, répondront aux jugements, répondront aux questions et seront disponibles pour des entrevues.
Les Gitksans et les Wet’suwet’ens apprendront ce jour-là si les cours de la C.-B. rejeteront la décision du Juge Alan McEachern du 8 mars, 1991 qui allait à l’encontre de Delgam Uukw et des 47 autres chefs héréditaires dans leur revendication territoriale de 58,000 kilomètres carrés au nord-ouest de la Colombie-Britannique.
À la conclusion de la cause en Cour d’appel le 3 juillet 1992, la défense pour les peuples gitksans et wet'suwet'ens a déclaré qu’afin de rendre justice à McEachern, son jugement devait être absolument renversé et les droits établis devant les tribunaux de façon concrète pour les peuples gitxsans et wet'suwet'ens dans leurs communautés et sur leurs territoires.
Un rapport de la Commission des Droits humains des Nations Unies, paru en avril, 1993, a condamné le jugement de McEachern comme étant ethnocentrique.
McEachern parlait de la vie des Gitksans et des Wet’suwet’ens avant la colonisation comme étant « désagréable, brutale et écourtée. » Il a appuyé son point de vue en disant que les ancêtres des Gitksans et des Wet’suwet’ens n’avaient « pas de langue écrite, pas de chevaux ou de véhicules roulants, l’esclavage et la famine n’étaient pas rares et les guerres avec les peuples voisins étaient communs… »
Cette cause de revendications territoriales est la plus longue dans l’histoire du Canada, remontant au 24 octobre, 1984. Le procès était unique puisque les aînés gitksans et wet’suwet’ens ont témoigné dans leur propre langue de leur culture distincte et de leur spiritualité.