Les territoires gitxsans - Le chef négociateur Mas Gak (Don Ryan) a déclaré que la décision prise aujourd'hui par la Colombie-Britannique de se retirer des pourparlers sur les traités avec les Gitxsans, c'est de la « politicaillerie » à son meilleur.
« C’est de la politicaillerie, » a dit Mas Gak après avoir reçu une lettre télécopiée du Ministre des Affaires Aborigènes John Cashore. « Leurs raisons pour s’être retirés de la table des Gitxsans ne peut être justifiée. »
La lettre de Cashore disait que la C.-B. se retirait de la table des négociations en raison du manque de progrès et des différences fondamentales sur la nature et l’envergure des droits aborigènes.
Mas Gak a déclaré que les divergences fondamentales dont parle la Colombie-Britannique est « précisément la raison pour laquelle des négociations ont lieu. C’est la raison d’être du processus de la Commission des Traités de la C.-B. » Le chef négociateur a dit que les Gitxsans ont immanquablement dirigé le processus des traités avec la C.-B. et le Canada, ajournant des documents d’intérêt des mois avant les équipes de négociation du gouvernement.
« Vous pouvez prendre connaissance du rapport des rencontres et constater ce que nous avons dû affronter. S'il y eut un manque de progrès, la Colombie-Britannique et le Canada sont carrément à blâmer, » a déclaré Mas Gak. « En ce qui a trait aux droits aborigènes, nous n'avons jamais reçu de réponses à nos questions sur la position provinciale concernant le choix des terres, alors il faudrait, pour faire preuve de créativité, discuter en profondeur, ce qui n'a jamais eu lieu à la table de négociation. »
La Province dit maintenant qu’elle favorise le litige ce qui est contraire à ce que les Cours ont décidé dans l’appel de la décision de la cause Delgam Uukw le 25 juin, 1993. La décision d’aujourd’hui va aussi à l’encontre de l’engagement du premier ministre Harcourt que la signature de l’Accord de Reconnaissnce et de Respect du 13 juin, 1994, marquait le début « d’une nouvelle relation » entre la C.-B. et les Gitxsans.
L’accord-cadre signé par la C.-B., le Canada et les Gitksans en 1995 stipule que la Commission des Traités de la C.-B. doit être avertie par écrit par le parti qui se retire de la table mentionnant les raisons pour leurs actions.
« Ce n’est pas fini, » a dit Mas Gak. « Une réunion de justification doit avoir lieu avec la Commission des Traités de la C.-B. entre les trois partis. Les chefs héréditaires ont toujours favorisé les négociations avec la Couronne. »