Ottawa - Les chefs héréditaires de la Colombie-Britannique portent leur éternisante et coûteuse lutte pour les droits ancestraux aux plus hautes instances aujourd’hui. Celle-ci est connue comme étant la plus importante cause de revendication des terres de l’histoire canadienne.
Ce procès historique met en cause les tribus des Gitxsans et des Wet’suwet’ens du nord de la C.-B.
« Les enjeux sont juridiques et ultimement politiques, au niveau de l’existence des Premières nations en Colombie-Britannique », a dit le Grand chef Ed John, un dirigeant autochtone proéminent de la C.-B.
La cause est de retour à la Cour pour deux jours de plaidoiries, après que les négociations furent rompues entre les gouvernements fédéral et provincial et les négociateurs Gitxsans en l996. Les chefs veulent la jouissance de la propriété publique, en plus des droits sur la sylviculture, la pêche, les voies fluviales et l’exploitation minière.
La cause Delgam Uukw – nommée ainsi après l’un des 35 chefs gitxsans – tourne autour d’une revendication datant de 1984, et ayant trait aux revendications de droits de propriété et de juridiction sur 57 000 kilomètres carrés au nord-ouest de la Colombie-Britannique. Cette région couvre environ la même superficie que la Nouvelle-Écosse.